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Lorsque l’on est travailleur suisse, que l’on soit résident ou frontalier, on peut souscrire un 3ᵉ pilier. C’est une option d’épargne particulièrement intéressante si l’on souhaite travailler toute sa carrière en suisse. C’est à la fois un avantage fiscal et un complément de revenus à votre retraite. Il faut profiter que cela soit encore possible en tant que frontalier pour différentes raisons.

Souscrire au 3ᵉ pilier en étant frontalier

Il est encore possible de souscrire un 3ᵉ pilier malgré quelques changements au niveau de la loi. Le 1er janvier 2021 a été mise en application une loi qui rend désormais impossible aux frontaliers de faire une procédure de rectification de l’imposition à la source. Ainsi, le 3ᵉ pilier n’est plus déduit fiscalement pour les employés frontaliers, à moins d’avoir un statut de quasi-résident. Il est clairement moins facile d’avoir un troisième pilier pour les frontaliers, il ne reste que quelques compagnies qui proposent ce service aux frontaliers. Il vaut mieux se dépêcher pour trouver encore une compagnie qui le fasse avant que cela ne soit plus que réservé aux résidents. En effet, les mesures prisent tendent à avancer vers cette situation où les frontaliers ne seront plus admissibles pour le 3ᵉ pilier.

Dorénavant, il est presque uniquement possible de souscrire à un 3ᵉ pilier de prévoyance individuelle libre, ou communément appelé 3b, une version moins avantageuse fiscalement, mais plus souple au niveau des conditions.

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Les avantages du 3ᵉ pilier

Bien que la déduction fiscale soit un avantage important, ce n’est pas le seul intérêt du 3ᵉ pilier pour un frontalier. C’est avant tout un potentiel système de remplacement de la retraite française. Il est difficile de prévoir ce que la situation va devenir en France, mais si l’on travaille en suisse, surtout dans un poste stable, souscrire un 3ᵉ pilier, même un 3ᵉ pilier B c’est miser sur sa retraite suisse et le franc suisse.

Pour un travailleur frontalier qui ne touche pas une retraite suffisante en France, le complément que peut offrir la retraite suisse et le 3ᵉ pilier n’est pas négligeable. De plus, il ne faut pas non plus hésiter à souscrire à un 3ᵉ pilier si l’on a peur de ne pas rester travailler en Suisse longtemps. En effet, selon les conditions, il est possible de retirer son capital pour l’investir ailleurs, ou même de continuer à cotiser depuis l’étranger. Pour cette utilisation, le 3ᵉ pilier B ou pilier libre est idéal.

Une protection supplémentaire

Tout comme une assurance vie peut permettre de reverser son capital à ses proches en cas de décès, le 3e pilier est une solution de protection pour sa famille. Les bénéficiaires pourront toucher un montant fixé dès le départ dans cette situation et ce même si la totalité des cotisations n’a pas été versée. De plus, on peut bénéficier d’un capital garanti au moment de la retraite pour aider un proche ou financer des études par exemple.

Le capital garanti peut être perçu comme un véritable investissement. De plus, c’est une solution pour épargner en francs suisses, ce qui permet de diversifier vos possibilités de placements. C’est intéressant en cas de crise, puisque la monnaie suisse est une valeur refuge.

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